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VIDELIO et Mécénat Chirurgie Cardiaque

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VIDELIO et Mécénat Chirurgie Cardiaque unis pour la bonne cause

Il y a un an, VIDELIO décidait de s’engager auprès de Mécénat Chirurgie Cardiaque, malgré la situation sanitaire. Lors de l’étape du Tour, Automne Pavia, collaboratrice VIDELIO et sportive de haut-niveau en judo, pédalait pour représenter l’entreprise et symboliser ce partenariat. À quelques jours du début de l’épreuve cycliste, c’est Alexandre Henrard, lui aussi sportif de haut-niveau en pentathlon moderne, qui prendra part à l’étape du Tour. C’est lui-même, également collaborateur VIDELIO, qui est parti à la rencontre d’Orso Chetochine, directeur de MCC, pour prendre le poul de l’association.

Mécénat Chirurgie Cardiaque : retour sur l’année 2020  

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Entre résultat insatisfaisant et adaptation pour limiter la catastrophe due au Covid, Orso Chetochine, directeur de l’association, revient sur l’année 2020.  

Le premier confinement en mars de l’année dernière a terriblement impacté l’action principale de Mécénat Chirurgie Cardiaque (MCC) : faire venir un enfant malade ; faire repartir un enfant guéri. Le nombre de 250 enfants opérés – sauvés – était initialement l’objectif. Malheureusement, “seulement“ 112 d’entre eux ont pu être pris en charge. Sans parler de la difficulté à rassembler des fonds afin de financer la venue et l’opération de ses enfants atteints de malformation cardiaque et venant de pays défavorisés, l’association rouge et blanche a rencontré de sérieuses complications.  

« Ce fut encore plus compliqué que quand ça l’était déjà »

Le premier problème fut de trouver des médecins et des places dans les hôpitaux pour procéder à l’opération alors que la première vague frappait l’hexagone et emplissait tous les lits. Ainsi, 45 garçonnets et fillettes se sont retrouvés en attente sur le territoire français. « Des enfants mal en point, insiste Orso Chetochine, directeur de l’association.

Ils étaient toujours mieux ici que chez eux, mais ils devaient être surveillés comme le lait sur le feu. » Aujourd’hui, alors que la situation covidienne a tendance à se réguler, ce problème reste récurrent « le monde hospitalier est très fatigué, ce qui repousse les opérations et l’accueil des enfants malades », excuse Orso, compatissant pour le corps médical.

Alors qu’un séjour en France s’élève généralement à 2 mois, certains bambins du Burundi sont restés jusqu’à 10 mois. Il a fallu faire attention à ce que « les enfants ne s’habituent pas, ni que les familles d’accueil s’attachent trop ». Ce qui amène à la deuxième complication.

En effet, les pays d’origine des chérubins n’ont pas souhaité leur retour immédiat. Etant principalement situés sur le continent africain, ces nations n’étaient pas frappées par le Covid-19. Elles ont donc fermé les lignes aériennes avec les zones frappées par la pandémie, d’où l’impossibilité de faire venir les enfants malades ou de renvoyer ceux sauvés. En cela le directeur se félicite d’avoir eu affaire avec des « familles d’accueil fantastiques ».

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400 médecins formés

De ce genre de contexte extrême émergent des adaptations, des idées, des innovations. Des solutions ont été ainsi trouvées pour pallier le ralentissement des actions de l’association sur le sol français. Un programme ambitieux, appelé « AGIR – Covid-19 », a notamment vu le jour. Celui-ci permet d’intervenir directement dans les pays du Tiers-Monde, en prenant en charge financièrement les différents soins sur place. Car même bloqués, les enfants « ont besoin de soins locaux, de consulter régulièrement leur pédiatre ou leur cardiologue, de médicaments. Ils ont besoin de passer des examens médicaux et ainsi, de se rendre à la capitale qui se situe parfois à des centaines voire des milliers de kilomètres de leur domicile. Tout cela représente un coût important pour leur famille bien souvent démunie », explique l’association sur son site.

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Orso Chetochine et Alexandre Henrard

Autre nouveauté, la création d’une application mobile gratuite : « Formation 5/5 ». Cette plateforme de e-learning permet aux médecins locaux et ruraux – qui représentent 65% des apprenants – de repérer les malformations cardiaques chez les enfants. Cette novation suit l’une des missions secondaires de MCC, mais non moins importante, qui est la formation des médecins. Orso Chetochine mentionne fièrement que depuis la création de l’association, « 400 médecins ont été formés à la cardio-pédiatrie » 

Enfin, l’organisation a équipé ces médecins avec des tablettes et des sondes pour réaliser des consultations n’importe où avec des connexions internet, pour envoyer les résultats, discuter avec des confrères, poser le meilleur diagnostic possible et déceler les futurs enfants opérables. Ce programme est appelé la « e-consult’action ».  

Ce développement digital a pris forme à cause, ou grâce, à la pandémie. Et sur des moyens et longs termes, peut-être compensera-t-il le fait que 150 enfants n’ont pas pu être sauvés pendant cette année 2020. 

Evidemment tous ces nouveaux projets ont un coût et « nous n’avons pas de subventions », avoue le directeur. « Mais des mécènes qui ont été très fidèles » sourit-il reconnaissant. Pour la deuxième année consécutive, VIDELIO s’ancre un peu plus dans cette fidélité. Une fidélité qui sauve une vie.  

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