ALEXANDRE HENRARD :

NORMAND DEVENU PENTATHLETE

ALEXANDRE, PEUX-TU TE PRÉSENTER ?

Vous connaissez ces villes dans lesquelles on naît et grandit mais quand on nous demande d’où l’on vient, on préfère citer la ville connue la plus proche ?

Je viens d’une de ces villes.

Coutances. Magnifique ville normande dotée d’une cathédrale, d’églises et d’autres paroisses, peuplée de plus de 8 000 habitants (tout de même…), c’est dans cette commune que j’ai fait une partie de mon enfance avec mes deux sœurs, avant de déménager dans un village en périphérie : Nicorps. Les âmes humaines sont alors en infériorité numérique face aux têtes bovines… La campagne vous me direz.

Parcours scolaire plutôt honorable, je ramène des bonnes notes tout au long de ma scolarité et pratique en parallèle au moins une activité physique en club. De la gymnastique au basket, en passant par le football et le handball, je passe également beaucoup de temps sur la piste d’athlétisme et à la piscine où mon père travaille.

Mes parents, parlons-en. Tous deux sont des passionnés de sport. Ma mère a notamment connu une carrière de haut-niveau en natation, la classant parmi les meilleures nageuses de sa génération. Je pars avec un bagage génétique plutôt favorable…

Doué pour le sport de manière générale, je fais quelques performances intéressantes en scolaire et finis par me faire repérer par la fédération française de pentathlon moderne (voir encadré). J’ai alors 17 ans et passe mon BAC.

Des tests en natation et course à pied relevés haut-la-main, je prends la route des montagnes pyrénéennes pour aller m’ermiter au pôle France de Font-Romeu pendant deux ans où je fais mes armes et suis une licence STAPS. Nous sommes alors en septembre 2010 : l’aventure commence.

En 2012, année post-olympique, ma progression, mes performances et mes capacités me permettent d’intégrer l’Institut national du sport de l’expertise et de la performance, lieu plus connu sous l’acronyme de l’INSEP, dans l’est parisien, site emblématique du sport français. Autant dire un honneur. Je termine ma licence et débute une formation professionnelle en journalisme.

S’en suivent sept années. Entraînements, compétitions, défaites, blessures, podiums, titres, récompenses, désillusions, voyages, tristesses profondes parfois, bonheurs extrêmes souvent : un va-et-vient d’émotions, une vie en ascenseur émotionnel.

Et puis des rencontres. Comme celle que j’ai faite en septembre 2018. Fruit du hasard ou chance provoquée, je lie connaissance avec deux membres – Ambre et Julien – d’une entreprise dans le domaine de l’audiovisuel du nom de VIDELIO.

Quelques mois plus tard, le projet « CAP2024 » est lancé. Une nouvelle aventure débute.

PEUX-TU NOUS EN DIRE UN PEU PLUS SUR TA DISCIPLINE ?

Le pentathlon moderne. Natation, escrime, équitation, tir au pistolet couplé avec la course à pied. Quelle drôle d’idée… Il y a pourtant bien un lien entre ces sports. Et oui.

Prenez un cavalier de l’époque napoléonienne : soldat émérite armé d’un sabre, d’un pistolet, capable de chevaucher n’importe quelle monture et doué de capacités de course et de natation, voici le premier pentathlète… moderne.

Effectivement, dans la Grèce Antique, lors des Jeux olympiques, une épreuve nommée pentathlon existait déjà avec des épreuves bien différentes (lancers de javelot et de disque, lutte, saut en longueur et course à pied).

A noter que le rénovateur des Jeux, le Baron Pierre de Coubertin, est aussi le créateur de cette épreuve pluridisciplinaire. C’est pour cela que le pentathlon moderne, qui fait son entrée au programme olympique en 1912, devient l’épreuve de clôture de la quinzaine sportive la plus prestigieuse au monde.

Maintenant que vous avez lu ça, ne venez pas me dire qu’il y a du vélo dans le pentathlon !